07 juin 2008

Quand je serai grand...

Metz ... je serai écrivain. C'est ce que je me disais tout petit déjà. J'ai franchi un cap depuis, je suis... auteur. C'est une étape. Aujourd'hui et demain, je suis invité au salon du livre de Metz. Et je suis bien, entouré d'auteurs à parler littérature, à nous raconter notre première expérience... de publication, à nous demander quel  insupportable petit virus nous pousse à aligner des lignes, et des lignes, et des lignes... Quel putain de virus !!!

Je crois bien que mon karma est là : noircir des pages et lire les pages de ceux qui ont noirci des pages, etc. Chacun a ses lubies. Voilà la mienne. Hier, un auteur racontait qu'il avait commencé par écrire des chansons pour Moustaki, sans les lui envoyer. puis elle avait écrit un livre et l'avait fait passer à Kessel pour qu'il en fasse la préface. En toute simplicité. Et Kessel lui a répondu. Et elle a été publiée. Des histoires comme celle-là, j'en entends 15 à la douzaine dans un salon. On est tous barges, et c'est tellement rassurant. Prêts à tout pour nos perles d'encre égarées sur nos feuilles. On est comme ça.

Bon, si vous êtes à Metz, passez me voir.

La biz

02 avril 2008

Fermer sa gueule ?

Bordel11 Ca fait un bail que je n'avais pas aligné trois mots sur le blog. Un petit sujet-verbe-complément qui va bien. Je ne sais pas  pourquoi au juste. L'envie de me concentrer sur l'essentiel à ce jour, sans doute, une bête préoccupation qu'on pourrait appeler, je ne sais pas moi, "faire bouillir la marmite" par exemple. Ce genre de préoccupation à la con qui vous mine la tête et vous détruit silencieusement les entrailles. C'est comme ça. Faut faire avec, c'est la loi du genre parait-il. Vous y êtes tous soumis, je le sais bien, je ne prétends pas à l'originalité en ce domaine.

Pour autant, et vu que j'ai une fâcheuse tendance à me prélasser dans un bordel perpétuel (conf ma note ), j'essaie, en ce moment de procéder par ordre. Prioriser comme on dit. J'ai toujours su faire prioriser mes troupes lorsque je travaillais (héhé), mais moi, euh... Mon abruti de DG m'avait alerté un jour : "tu devrais faire attention, lorsqu'on voit ton bureau, on se dit que tu ne dois pas être très organisé". Ben t'avais raison, connard (désolé, je n'ai pas trouvé de mot plus juste pour le qualifier. Et croyez bien qu'il n'y a là aucune rancoeur personnelle liée à une quelconque querelle, juste le soucis de rester factuel dans ma description du personnage). A l'époque, je n'avais pas pensé osé l'alerter à mon tour, parce que lorsqu'on voyait son bureau aseptisé, son sourire froid et condescendant, on était en droit de se méfier du beau bordel qui devait régner dedans lui. C'est vrai, à la réflexion, le bordel est plus sympathique lorsqu'il s'exprime aux yeux de tous, et pas lorsqu'il génère des névroses internes bien sévère. Mais finalement, j'ai fermé ma gueule. Parfois on loupe des occasions de lancer la bonne réplique. C'est rageant. On rêverait tous d'être habité par un petit Audiard intérieur qui nous dicterait quelques frappes chirurgicales de temps à autres. A la place de ça, on passe son temps à regretter les scuds qu'on n'a pas pensé osé balancer. Quelle pitié.

Bon, mais pourquoi me suis-je lancé dans cette digression ? Vous le savez vous ? Moi pas. Tant pis. je reprendrai le cours de mon raisonnement premier, disons, euh, demain. Voilà, oui, demain. Ou après de main peut-être. C'est ça. vous avez vu ? Je fais des progrès dans mon organisation, non ?

Ah, au fait, je n'ai plus envie de fermer ma gueule.

07 mars 2008

Il m'arrive parfois...

Il m'arrive parfois de rechercher l'ennui. L'ennui parce que c'est bon et que ça change un peu.
Il m'arrive parfois de penser au passé. Au passé  qui s'étire à mesure que je vieillis.
Il m'arrive parfois de m'allonger par terre. Par terre, on sent le monde qui respire
Il m'arrive parfois de sourire sans raison. Sans raison c'est la clef d'une vie de folie.
Il m'arrive parfois d'imaginer le pire. Le pire étant parfois souhaitable.
Il m'arrive parfois de sentir un parfum. Un parfum oublié surgi de nulle part.
Il m'arrive parfois de verser une larme. Un larme esseulée qui glisse en son silence.
Il m'arrive parfois de faire preuve de lâcheté. La lâcheté est si simple, le courage si bruyant.
Il m'arrive parfois de croire en mon étoile. Mon étoile si lointaine, noyée dans son ciel encombré.
Il m'arrive parfois de flatter mon égo. Mon égo fait écho à celui de tant d'autres.
Il m'arrive parfois d'écrire quelques lignes. Quelques lignes comme çà, pour faire joli par là.

25 février 2008

la vie est une farce, non ?

Plus j'avance plus j'en suis convaincu. la farce est triste ou drôle, c'est selon. Un coup d'accélérateur, un coup d'arrêt. Une porte qui s'ouvre, une autre qu'on prend dans la tronche. Rien de grave en soi. La vie.

On s'acharne à croire et faire croire qu'on veut, qu'on sait, qu'on peut. On se hisse chaque jour vers un sommet nouveau histoire de voir si le monde se ressemble un étage plus haut. Ah ben, non, c'est un peu différent. Tiens je vais grimper encore. Et puis on s'aperçoit qu'on a le vertige, que la vision se brouille et que le corps oscille dangereusement. A vouloir trop se hisser, on finit par devisser. L'ivresse de cimes paraît-il. Tout cela n'est pas très sérieux. Juste une farce à laquelle tout le monde participe et fait de son mieux.

Parfois, on se cherche une bouée qu'on accroche aux nuages. On se dit que, si l'on tombe dans le ciel, on pourra toujours s'y accrocher. On ne sait pas trop pourquoi on a choisi celle-là. elle n'est ni plus belle, ni plus rutilante qu'une autre. disons que c'est la nôtre. Celle qui nous ressemble le plus. Ou celle qui nous ressemble le moins. Après tout qu'importe.

Moi, j'ai choisi une bouée qui flotte pas trop loin de moi. Une bouée qui s'agite dans tous les sens et qui fait n'importe quoi. Une bouée qui rigole et gesticule dans tous les sens. Une bouée pas très homogène, parfois bancale, franchement anachronique, mais toujours pétillante et parfaitement inutile. Tout ce que j'aime finalement. Je n'ai jamais trop su pourquoi la FAPM s'était formée. Mais je me dis aujourd'hui qu'elle me fait du bien, qu'elle sera près de moi aussi longtemps que dure une bouée, et que tant va la cruche à l'eau...

Donc, ladies & gentleman, un peu des respect pour notre collège de pataphysique à nous qu'on aime. Les seigneurs du n'importe quoi sont de retours. un grand merci à eux. Apprciez le spectacle.


FAPM n°5
envoyé par magvann
Un salut à Magwann, la grenouille, Balb_c (au fait, on dit comment ???), LudoFJ, Le président Mandor, Franswa P, et une pensée pour nos glorieux absents, 4Largo, Fishturn, Marsha et les autres aussi, si elles reviennent un jour.

11 février 2008

Joli temps marquise

Pris l'échelle chez mon pote. Coupé la glycine qui s'aventurait dans la gouttière. Eu le vertige à 4 mètres accroché aux barreaux de ladite échelle. Taillé un arbre qui perdait sa dignité dans la cour. Joué au tennis avec mes gosses, joué au tennis avec mon pote. Courru dans la forêt. Courbatures ras le corps. Dormi comme une masse. Découvert Sharon Jones & The Dap-Kings. Acheté Sharon Jones & The Dap-Kings dans la foulée. Regardé le match de rugby on TV. Gueulé comme un veau tout seul devant ma TV (au fait, pourquoi les chaussures oranges courrent-elles plus vite que les autres ?). Travaillé mon manga. Joué au babyfoot avec mes gosses. Pris une branlée. Comme d'hab. Fait suer. Déjeuné avec mon éditeur (ça fait chic). Trop bu (moins chic déjà). Travaillé sur ma formation. Reçu comme un sacrement une bouteille de Chateau Angelus 2003 (pensée pour Marsha from FAPM). Discuté avec le président (Mandor évidemment) du sort de Martinon en particulier et de l'avenir de la planète en général.

Joli temps marquise. Un temps de respiration. Une pause ensoleillée. Un brin de grâce hivernale. Je m'asseois, je respire avant de reprendre baluchon et chemin avec cette musique en tête.

06 février 2008

L'envie

Hier (mardi), nouvelle soirée littéraire avec l'auteur du Rasoir d'Ockham, Henri Loevenvenbruck. Ses maisons d'édition s'unissaient pour fêter ses 10 ans de publication, et de succès. Chapeau. Tout le monde avait l'air heureux pour Henri qui passait de groupe en groupe avec un air de dandy moqueur, un bon mot pour chacun, le sourire en bandoulière.

Pour ma part, j'étais avec une partie des joyeux drilles de la FAPM et quelques autres bloggueurs sympathisants ou gentiment déjantés. Quelques bières (ou rhum coca) et quelques fous rires plus tard, me voilà dans le parking. Voiture, trajet, maison. Pas de faute. Alors...

Alors quoi ?

En fait, je ne sais pas trop. Ou je ne sais que trop. D'abord une sensation d'anachronisme. Je ne me sentais pas vraiment à ma place. Qu'est-ce que je foutais là finalement ? Pas à l'aise dans ce ballet bruyant. Je parlais, j'échangeais, mais mes mots étaient pauvres et bien peu signifiants. Curieuse lassitude qui glisse une chape de plomb sur la langue et donne l'imppression de bégayer sa pensée. On devient gauche dans ses propos, fade et finalement diaphane. J'ai préféré partir.

Et puis... et puis oui, bien sûr, j'aimerais être à sa place. Evidemment. Dans un coin de ma tête, il y a cette envie (ne pas confondre avec de la jalousie, je suis sincèrement content pour Henri. il mérite ce qui lui arrive). Car lorsqu'on publie, c'est pour être lu par le plus grand nombre. Sinon, à quoi ça sert ? C'est aussi pour cette raison que je ne me sentais pas à ma place hier, parce que je ne jouais pas dans la même catégorie. Je n'aime pas ça. sentiment d'être un usurpateur.

Je ne suis pas triste ou mélancolique. Simplement lucide et déterminé. Je vais jouer mes matchs et grimper les catégories. Parce que réaliser ses rêves, c'est 10% de talents et 90% de sueur. Je crois que j'ai du chemin à faire sur la route des 90%.

J'ai relu le poème ci-dessous hier, en rentrant. Et franchement, ça reflète assez bien mon état d'esprit.

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard KIPLING

13 janvier 2008

Etre fort, se entir fort...

J'ai vu un film magnifique l'autre jour. Vous en avez certainement entendu parler : "Into the Wld", de Sean Penn. Je voulais me faire une toile et me suis dit, pour une fois, "va voir un film qui rend intelligent." A vrai dire, je ne sais pas si celui-là rend intelligent. Mais une chose est sûr, il est encore en moi. Dans un petit coin de ma tête, il distille encore ses images et ses propos.

Into_the_wild Je me suis senti en phase avec cette quête d'absolue simplicité que poursuit le héros. Ce dépouillement total qui l'amène à affronter seul les éléments, la nature. Je comprends cela. Je l'envie même. Je souhaite connaître cette sensation d'une manière ou d'une autre. Je n'ai ni l'envie, ni le courage de procéder comme lui, mais je sens en moi ce désir d'essentiel. Essentiel, au sens où l'accessoire n'a plus sa place. Tout ce qui nous habille au quotidien et fait de nous des êtres dans la norme, comme il faut.

J'ai retenu une phrase du film qui dit à peu près cela : "il n'est pas nécessaire d'être fort, mais de se sentir fort. il faut prendre la mesure de soi-même."

Parfait pour moi. Je n'ai plus envie de faire la course aux muscles et d'imposer. Courir dans le même sens que tout le monde en m'imaginant être un rebelle. C'est fini. Je prends confiance en moi. Je sais où je vais maintenant. Je me sens fort. Pour autant, je ne suis pas sûr d'avoir pris la mesure de moi-même. Cette dernière étape me questionne. Quelle est ma taille ? Quelle est ma profondeur ?

Mon chemin continue. Je suis serein.

15 décembre 2007

... que si j'avais mille ans

Baudelaire1Depuis quelques jours, j'ai le sentiment de pouvoir faire mien ce vers de Baudelaire, mon indefectible compagnon :

"J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans"

J'ai les souvenirs d'un homme pressé qui soudain trébuche, relève la tête et régarde par dessus son épaule pour apprécier le chemin parcouru. Il est satisfait, dans un premier temps. Satisfait car il a marché fier et droit pendant si longtemps. La dureté du monde, tout comme ses douceurs, ont forgé un homme solide et courageux. Il se relève et reprend le voyage d'un pas sûr. Pourtant, une infime fissure s'est dessinée discrète en son esprit. Et le voilà qui se retourne maintenant. Une fois. Deux fois. Trois fois... La fissure s'élargit et laisse pénétrer le doute et son cortège de questions. L'homme avance mais perd sa conviction. Il ralentit le pas, finit par s'arrêter et chercher du regard une pierre assez haute pour s'asseoir et plonger la tête entre ses mains. Un homme digne de ce nom ne devrait jamais douter, ou jamais le montrer.

Lorsqu'il sort enfin de sa rêverie, son regard a changé. Il se déshabille et reprend la route, dépouillé des traces de sa tribu. Il repart nu et fragile, n'emprunte pas le chemin et s'enfonce dans la forêt. Il repart nu et fragile, mais conserve les souvenirs.

Pour le plaisir, le Spleen de Baudelaire en entier :

J"'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante !
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Saharah brumeux ;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche."

09 décembre 2007

Ca rime à quoi II

"Si t'écris encore des trucs comme ça sur ton blog, je t'en colle une !"

PivertsAlors là, moi je dis que non ! D'accord je lui doit le respect, c'est ma soeur tout de même. Et puis elle a à son actif quelques mois de plus que votre serviteur (héhéhé). Donc rien. Je ne dis rien. Mais je récfléchis. Un peu. Pas trop parce que le vin d'hier soir m'a réveillé les petits piverts dans la tête. Je ne sais si j'en ai trop bu ou si ce sont le 13° qui cognent... Les 13 ° ? Oui, vous êtes sympas ;-)

Mais revenons à cette personne qui désirait m'en coller une. Et tentons de saisir son motif, en dehors du simple fait qu'elle soit corse et donc encline à l'emportement. Il semblerait que ma note ne mette guère en valeur mes qualités intrinsèques (j'adore ce mot) et ne montre pas assez ma virile condition de combattant.Conclusion, une athmosphère déceptive, pour ne pas dire déprimante, se dégage de mes mots.

Certes. J'en conviens (formulation élégante, un brin précieuse, mais collant parfaitement au propos, nan ?). Pour autant, il faut admettre que la vie charrie un lot d'emmerdements non négligeable (bon là, c'est moins élégant, mais plus explicite, alors...). Je ne pense pas, jusqu'ici, être une fashion victim de l'existence. Plutôt privilégié le petit pépère, je le reconnais. Mais enfin, de temps à autre, l'horloge du temps se met connement à teinter et vous rappelle l'urgence des engagements auxquels vous avez souscrits dans un moment d'aberration. Exemple : assurer le gite, faire bouillir la marmitte... bref, ramener les petits sous à la maison. C'est bête, c'est même taquin, mais le son de l'horloge est sans pitié. Et si on ajoute les petits piverts à ce boucan, vous avez rapidement la tronche au bord de l'éclatage (faut savoir inventer parfois).Image_gpere_noel_arrive

Tout ça pour dire, que balancer quelques mots en guise de défouloire fait un bien fou. Si, de surcroit, ces mots sont bien alignés, forment de jolis phrases et sonnent correctement, alors, je me sens mieux. Pas bien, mieux. Et c'est déjà ça de pris à cette enfoiré de Temps qui me rappelle constamment les obligations de moi que j'ai. Cela dit, petite soeur, si tu continues à me menacer de la sorte, j'écrirai au Père Noël que tu n'as pas été gentite (comme dirait mon fils) et lui demanderai de balancer tous tes cadeaux par dessus sa hotte. Vlan !

06 décembre 2007

A quoi ça rime ?

Je me suis souvent demandé à quoi rimait toute cette excitation des hommes. Je me suis inscrit dedans. J'ai pris ma part. J'ai tapé fort pour faire du bruit. Pour faire mal aussi. On m'a fait mal. J'ai fait mal. Je me suis vu. Je me suis entendu. Et je ne me suis pas plu.

Ruisseau C'était il y a longtemps déjà. Du moins j'ai l'impression. Un temps infini qui s'est écoulé comme l'eau d'un ruisseau au printemps. Je me suis gentiment endormi, laissé bercer par le clapoti du temps et par mes illusions. J'ai senti la caresse de mes rêves qui prenaient forme. Comme la caresse d'une brise d'automne avec ce parfum si particulier des feuilles qui se meurent.Automne_2

Et puis je me suis réveillé. Il commençait à faire froid. les feuilles étaient tombées, les arbres grelottaient. Moi aussi. L'hiver était venu avec ses doigts glacé. Je me suis levé, j'ai cherché mon manteau. Mais de vêtements je n'avais point. Je m'étais dénudé au printemps. Tellement sûr de mes rêves présents et de ma réalité future.

Hiver Maintenant j'ai peur. Pas froid, juste peur. Ce n'est pas bien d'avoir peur. je le sais. Certains le disent. Personne n'y croit vraiment. Moi j'ai peur. Je sais qu'il faut que je retourne à la maison. je sais qu'il faut que je reprenne mes poings et me remette à frapper. Je sais, mais je n'ai pas envie. Je suis fatigué de ce cirque ridicule.

Alors quoi ? A lors un miracle ? Alors un rêve qui se réalise enfin et me permette de... rêver de nouveau ? Peut-être oui. Mais le temps est mauvais aujourd'hui. Il ne clapote plus. Il rugit et cogne à ma porte. Je ne lui ouvrirai pas. Pas encore. Ce n'est pas fini. Pas encore.

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Stupre !!!

N'importe quoi !

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